Ce projet présente des jeunes vivant dans la ville de Matane, une ville de la Gaspésie regroupant moins de 15 000 habitants. Cette communauté est confrontée à l’exode des jeunes vers les grandes villes de la province. J’ai souhaité étudier ce qui les liait à leur ville en leur demandant de m’amener à un endroit intime et significatif, où ils se retirent lorsqu’ils ont besoin de réfléchir, de se ressourcer. Pour chacune de ces personnes, cet endroit joue un rôle important lorsqu’ils s’y rendent physiquement, et continue à faire partie de leur imaginaire, par le biais de la mémoire, lorsqu’ils n’y sont plus. Je me suis attardée à la façon dont ils occupent cet espace tout en observant leur état d’esprit lorsqu’ils s’y trouvent.